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  1. Santé et alimentation

Principes naturopahiques d'hygiène de vie et d'alimentation - partie 1

Principes naturopathiques d’hygiène de vie et d’alimentation

L’approche naturopathique de la santé

La naturopathie considère la santé sous les angles suivants :

  • La santé est l’état naturel de l’individu.  Dans des conditions normales, l’organisme dispose des moyens de se guérir seul contre la majorité des « attaques » extérieures (virus, bactéries,…) ou intérieures (ex : cancers).
  • Lorsqu’un individu se nourrit correctement, a une vie tempérée (sans trop d’excès) et n’est pas soumis à trop de stress (familiaux, professionnels, autres), alors il reste plus facilement en santé.
  • A contrario, l’état de maladie résulte d’un déséquilibre.
  • Un déséquilibre entraînant une maladie peut-être passager, entraînant alors une maladie aigüe (ex : grippe, angine, …).  Une maladie aigüe est souvent bénigne (ex : rhume) mais peut parfois être grave, voire mortelle.
  • Un déséquilibre peut également être de longue durée (parfois, il peut être installé depuis des dizaines d’années), entrainant alors une maladie chronique. Une maladie chronique peut être « bénigne » (ex : arthrite) ou bien grave (ex : cancer) mais, dans tous les cas, elle est plus difficile à guérir qu’une maladie aigüe.
  • La maladie procède TOUJOURS d’abord d’un déséquilibre intérieur. Un déséquilibre fragilise l’organisme qui est alors d’avantage susceptible « d’attraper » une maladie : les microbes et les virus existent, mais ils ne rendent pas tout le monde malade (dans une épidémie de grippe, certains tombent malades, d’autres non).
  • La naturopathie repose d’abord sur la prévention, c’est à dire que l’on va d’abord utiliser des moyens (alimentation de qualité, hygiène de vie, …) qui donnent à notre organisme le maximum d’atouts pour rester en santé. Les moyens curatifs (remèdes) ne seront employés qu’en dernier ressort.
  • Lorsqu’une maladie survient, l’approche de la naturopathie consiste à accompagner les réactions salutaires de l’organisme pour se défendre, plutôt que d’utiliser des moyens qui court-circuitent les réactions de défense de l’organisme (ex : la fièvre est un moyen qu’a le corps de se défendre contre les virus et les bactéries. Si l’on fait artificiellement baisser la température du corps avec du paracétamol, on empêche celui-ci de se défendre correctement).
  • La devise des naturopathes est celle d’Hippocrate (médecin grec qui a également énoncé le fameux serment d’Hippocrate) : « Primum non nocere »  (d’abord, ne pas nuire). Par conséquent, avant d’utiliser tout remède (fût-il à base de plantes), on se posera d’abord la question de savoir s’il ne va pas « nuire » plus au corps qu’il ne l’aide (rappelez vous la fameuse expression : « il ne faut pas que le remède soit pire que le mal »).

 

L’équilibre dynamique du corps : principe d’homéostasie

  • Concept introduit par Claude Bernard (1813-1878), physiologiste français
  • Étymologie grecque (homios = semblable; stasis = position)
  • « État d'équilibre du milieu intérieur qui résulte de tous les mécanismes de régulation de l'organisme ».
  • État dynamique, car le point d'équilibre du corps peut varier en réponse à diverses situations, mais toujours dans les limites étroites propres au maintien de la vie (ex : température du corps, PH des cellules et du sang, taux de glucose dans le sang).

 

Vu sous l’angle de l’homéostasie, nous allons pouvoir donner des définitions de la santé et de la maladie :

 

  • Santé : fonctionnement correct des mécanismes de régulation de l’organisme ;
  • Maladie : mauvais fonctionnement des mécanismes de régulation :
    • Débordés ou saturés ;
    • Déréglés (ex : maladies auto-immunes).

Nous pouvons remarquer que ces définitions s’appliquent aussi bien aux maladies « physiques » qu’aux maladies « psychiques » (étant entendu qu’aucune maladie n’est entièrement physique ou entièrement psychique).

Le système immunitaire

A la lumière de ce qui vient d’être dit, on peut définir le système immunitaire comme l’ensemble des mécanismes de régulation de l’organisme. On voit donc que tout ce qui touche au système immunitaire affecte profondément l’individu et sa capacité à réagir aux « attaques » internes ou externes dont il peut être la cible.

            La reconnaissance du soi et du non-soi :

Une caractéristique fondamentale du système immunitaire est sa capacité à distinguer le soi du non-soi (« l’étranger »). Je ferais à ce propos simplement quelques remarques :

1)     Les cellules cancéreuses subissent des modifications telles qu’elles sont normalement reconnues comme « non-soi » par le système immunitaire (notamment les fameuses « T4 » tueuses). L’organisme subit en permanence des « micro-cancers » qui sont habituellement détruits dès leur naissance par le système immunitaire. La survenue d’un cancer « déclaré » (une tumeur d’un millimètre de diamètre contient déjà plus d’un milliard de cellules, et a pris naissance plusieurs années auparavant) suppose forcément une dégradation de celui-ci.

2)     Le mécanisme de digestion, qui consiste à fractionner ce que l’on avale (qui est « étranger »), puis à l’incorporer dans l’organisme via le sang sans laisser passer d’éléments pathogènes, est un processus fondamental du système immunitaire. Une cause majeure des maladies réside dans une dégradation des capacités de digestion de l’organisme. C’est d’ailleurs un « cheval de bataille » de la naturopathie. De plus, il est intéressant de constater qu’une bonne partie de la digestion est effectuée par la flore saprophyte de l’intestin (bactéries « amies », mais faisant parties du « non-soi »). Soit dit en passant, le nombre de bactéries présentes dans l’intestin dépasse celui de l’ensemble des cellules du corps humain.

3)     La « digestion » des émotions ressemble beaucoup à la digestion des aliments. Lorsque l’on digère mal, il ne s’agit pas seulement d’aliments.

 

Les maladies auto-immunes :

Une maladie est dite « auto-immune » lorsque le système immunitaire s’attaque à ses propres cellules (qui les considère alors comme étrangères : « non-soi »). La polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, sont des exemples de maladies considérées comme auto-immunes.

Le Cancer n’est pas habituellement représenté comme une maladie auto-immune. Pourtant, on peut considérer qu’il est l’exact miroir des maladies auto-immunes « classiques » puisqu’ici des cellules « étrangères » (les cellules cancéreuses, sont normalement détectées et détruites par le système immunitaire) ne sont pas reconnues comme telles, et ne sont donc pas détruites. Sous cet angle, le Cancer peut être vu comme une maladie auto-immune « à l’envers ».

 

Fonctionnement vital et élimination des déchets par le corps

 

  • L’environnement dans lequel vit l’homme oblige celui-ci à ingérer ou à inhaler des substances toxiques. En fonction des lieux et des conditions de vie, il peut y avoir plus ou moins de substances toxiques présentes (ex : nitrates résultant de l’agriculture, métaux lourds, produits chimiques). Ces substances doivent être éliminées du corps sous peine de l’empoisonner et, pour finir, de le tuer.
  • Le fonctionnement même de la vie amène le corps à produire en permanence des déchets (résidus du métabolisme). Ces déchets doivent également être évacués par le corps. En fonction de leur « poids », les déchets sont évacués selon des modes différents.
  • Les déchets légers sont évacués par les poumons (ex :  le dioxyde de carbone  (CO2), sous-produit de la respiration cellulaire, est évacué par les poumons lorsque l’on expire).
  • Les déchets « lourds » sont évacués par l’intestin et la vessie, ainsi que par les glandes sudoripares (sueur).
  • Les émonctoires sont les portes de sorties obligatoires des toxines. Ce sont des filtres spécialisés dans l’élimination des déchets qui circulent dans le corps. Les principaux organes d’élimination (émonctoires) sont :
    • Le foie
    • Les intestins
    • Les reins
    • La peau
    • Les poumons
    • La lymphe
    • Le foie : filtre constamment le sang (au repos : 1 litre par minute). Il synthétise des vitamines, des hormones, des protéines. De plus, le foie a une fonction antitoxique (élimination des toxiques) très importante. :
      • Tue les microbes et les bactéries. Neutralise leurs toxines.
      • Inactive et évacue (vers les reins) toutes les substances toxiques consommées (médicaments, alcool, …).
      • Extrait du sang les déchets et résidus des métabolismes cellulaires : cellules mortes, cholestérol …
    • Les intestins : au sortir de l’estomac, l’intestin grêle et le colon décomposent les aliments afin que les substances nutritives qui les composent  migrent vers le courant sanguin, et que les matières non utilisables ou nuisibles soient évacuées. Une partie importante du travail de décomposition est effectuée par des bactéries présentes dans les intestins (flore intestinale). L’ équilibre de cette flore est très important, tant pour la digestion elle-même que pour le bon fonctionnement du système immunitaire (ne pas laisser passer des virus et des bactéries nocives dans le sang).
    • Les reins : Le sang chargé de déchets (déjà  transformés par le foie) est amené aux reins qui les filtrent. Les déchets filtrés sont dilués dans de l’eau et excrétés ensuite sous forme d’urine.
    • La peau :
      • Les glandes sudoripares font un travail semblable à celui du rein : elles filtrent le sang et évacuent les déchets solubles par les pores de la peau. On peut ainsi comparer la sueur à de l’urine diluée (note : la transpiration sert également à réguler la température du corps).
      • Les glandes sébacées (émettent du sébum qui sert entre autre à lubrifier la peau)  sont comparables à de petits intestins. Elles sécrètent un mélange de corps gras et de matières protéiques.
    • Les poumons :  d’un côté, ils amènent l’oxygène aérien dans le sang, de l’autre ils rejetent le gaz carbonique (résidu de la respiration cellulaire), oxydent les lipides et expectorent les glaires. Les poumons rejetent également des déchets solides (ex : poussières) qui ont pu pénétrer à l’intérieur du corps.
    • Le système lymphatique : le réseau lymphatique est composé de vaisseaux de différents tailles qui complètent le réseau sanguin (artères et veines). Le réseau lymphatique ne transporte pas du sang, mais un liquide blanc appelé lymphe. La lymphe collecte les déchets de l’organisme qui vient des orifices extérieurs (oreilles, nez, bouche…), et les dirige vers les organes d’élimination. La lymphe transporte également des minéraux qui nourissent les tissus.
      • Les ganglions lymphatiques sont des « stations de filtrage » qui servent à la défense contre les processus infectieux (ils sont une partie importante du système immunitaire).
    • L’utérus : via le mécanisme des règles, l’utérus contribue à éliminer tous les mois des toxines du corps.
    • Les articulations : Certains déchets ne trouvant pas d’autres voies de sortie s’accumulent dans les articulations. En excès, cela amène des inflammations des articulations (arthrite).

Les principaux émonctoires du corps

 

Le travail des organes est interdépendant. Si un organe devient toxémique, il accomplit difficilement ses fonctions et tout le reste de l’organisme en subit les contrecoups. Par exemple, le foie sécrète la bile pour favoriser la digestion intestinale des graisses. S’il est engorgé et ne sécrète pas la quantité de bile nécessaire, les intestins ne pourront travailler adéquatement : il s’y produira une fermentation, irritante pour la muqueuse intestinale. Ces produits fermentés seront assimilés par le sang pour atteindre le foie, qui n’en sera que davantage intoxiqué. Le foie engorgé neutralisera de moins en moins les déchets protéiques, qui envahiront et léseront tous les organes du corps.

 

L’équilibre acido-basique

 

Dans le corps, certains fluides sont acides ou alcalins, en fonction de leur rôle. Les sucs digestifs, par exemple, sont acides, ce qui leur permet de décomposer les aliments. Quant au sang, il devrait être légèrement alcalin, soit à un pH de 7,4.

échelle du Ph

 

  • Le pH, ou « potentiel hydrogène », est une unité de mesure du degré d’acidité ou d’alcalinité d'une solution. On l’établit sur une échelle de 0 à 14.

 

Même si de légères variations sont possibles, le pH du sang et de la lymphe oscille toujours entre 7,35 et 7,45.  En dehors  de ces limites strictes, l’individu évolue très rapidement vers le coma et la mort. C’est pourquoi le corps dispose de mécanismes très efficaces pour toujours maintenir le pH du sang dans cette fourchette.

Malheureusement, l’alimentation et les habitudes de vie occidentales rompent l’équilibre acido-basique de l’organisme et le font pencher vers l’acidité (acidose). L’alimentation moderne, très acide (farines blanches, sucres …), oblige en permanence le corps à effectuer un travail de rééquilibrage coûteux en énergie. Parfois, l’acidité permanente est telle que le corps est obligé de pomper dans ses réserves alcalines (principalement les minéraux situés dans les os) pour préserver l’équilibre, entrainant diverses maladies (ex : ostéoporose).

Principes généraux d’alimentation naturelle

Les principales sources d’alimentation :

Glucides

Les glucides sont des sucres. Ils représentent une source d'énergie très rapidement mobilisable par l’organisme, lors d'un effort par exemple. Il en existe diverses sortes, caractérisées par leur structure plus ou moins complexe :

  • Les monosaccharides : les sucres simples appelés également monosaccharides ne renferment qu'une molécule élémentaire. On distingue:
    • Le glucose tout comme le galactose sont peu répandus à l'état libre dans les aliments, mais ils entrent dans la composition de nombreux autres sucres.
    • Le fructose est présent dans le miel et les fruits.

 

  • Les disaccharides :
    • Le lactose (galactose + glucose) est le sucre du lait. Plusieurs adultes sont intolérants à ce glucide, particulièrement les Amérindiens, les Asiatiques et les Africains.
    • Le maltose, présent dans les céréales (glucose + glucose).
    • Le sucrose ou saccharose (glucose + fructose)
    • Ces sucres sont fréquemment associés entre eux, pour former d'autres glucides.
Lipides

Comme les farineux et les sucres, les lipides fournissent le combustible pour la chaleur du corps et constituent une source pour la défense de l'énergie. Comme productrices de chaleur, les graisses possèdent une valeur calorique presque double de celle des farineux et des sucres (9 kcal/g), mais leur assimilation est difficile. Les lipides sont également des constituants important de la membrane des cellules (phospholipides).

Les lipides sont insolubles dans l'eau. Quand on fait une vinaigrette, par exemple, on voit bien qu'après avoir agité le pot, la couche d'huile se sépare du vinaigre. La grande classe des lipides se subdivise en différentes sous-classes dont la plus connue est celle des graisses (forme sous laquelle l'organisme emmagasine les lipides).

Il existe trois types de graisses, que l'on distingue selon leur teneur en acides gras, leur point de fusion et leur consistance:

  • Les graisses saturées, solides à la température de la pièce, généralement d’origine animale ;
  • Les graisses polyinsaturées, molles et même huileuses: elles ne se solidifient pas lorsqu'on les place au réfrigérateur (huiles de maïs, de soja, de tournesol);
  • Les graisses mono insaturées, liquides à la température de la pièce (huiles d'arachide, d'olive, noix et poisson). ce sont ces dernières qui peuvent réduire le cholestérol total.

Note : Les acides gras trans proviennent des huiles qui ont été hydrogénées (et donc rendues saturées) afin de les rendre plus solides (pour en faire de la margarine, ou bien intégrées dans des plats industriels). Entre autres, ils augmentent le mauvais cholestérol (LDL), diminuent le bon (HDL), augmentent la coagulation, ainsi que le risque de maladies cardio-vasculaires.

Protéines (protides)

Ce sont de très grosses molécules formées d'enchaînements de structures plus petites - les peptides - qui eux-mêmes sont formés d'acides aminés.  Les acides aminés sont les constituants de base des protéines. Les protéines sont des molécules très actives et aux rôles multiples. :

  • Certaines agissent comme enzymes, c'est-à-dire qu'elles opèrent comme catalyseurs biochimiques en permettant aux réactions chimiques de l'organisme de se produire.
  • D'autres protéines sont des hormones (signaux chimiques).
  • d'autres sont en fait des récepteurs aux hormones (permettant à la cellule de reconnaître une hormone).
  • d'autres, enfin, sont des transporteurs (responsables du transport de certaines substances de l'extérieur de la cellule vers l'intérieur ou vice-versa).
  • Comme certains acides aminés peuvent être produits par l'organisme, mais pas tous. Il faut donc s'assurer que l'alimentation procure tous les acides aminés nécessaires à la synthèse des protéines dont nous avons besoin pour notre métabolisme.

Lors de la digestion, les protéines sont décomposées en acides aminés simples, qui seront ensuite réutilisés par les cellules humaines (pour produire leurs propres protéines). Concernant l’alimentation, il est important de distinguer :

  • Les acides aminés essentiels, qui ne peuvent être synthétisés par le corps humain, et doivent OBLIGATOIREMENT se trouver dans l’alimentation.
  • Les acides aminés non essentiels, qui peuvent être fabriqués par le corps humain.
  • Les « protéines complètes » contiennent les 9 acides aminés essentiels, et sont généralement de source animale (contre-exemple : le soja ou la pomme de terre).
  • Les « protéines incomplètes » ne contiennent pas tous les AA essentiels, et sont généralement de source végétale.
  • Dans une alimentation végétarienne, les sources de protéines peuvent être combinées afin d’avoir un résultat « complet » (avec tous les AA essentiels) :
    • Les céréales se combinent aux légumineuses,
    • Les légumineuses se combinent aux noix et graines,
    • Les céréales se combinent aux produits laitiers.
    • Les cuisines traditionnelles végétariennes combinent naturellement les protéines  afin de les compléter :
      • riz + lentilles (Inde)
      • riz + fèves noires (Amérique du sud)
      • maïs et fève rouge (Mexique)
      • couscous ou boulgour et pois chiche (Moyen-Orient)
      • riz et tofu (Japon)
      • fèves au lard ou soupe au pois et pain (France)
Fibres

Les fibres sont des composés qu’on trouve essentiellement dans les végétaux. On les

classe en fonction de leur solubilité dans l’eau.

  • Les fibres solubles se trouvent la plupart du temps au cœur des végétaux. Dans l'intestin grêle, les résidus alimentaires s'agglutinent sur les fibres solubles pour être ensuite évacués hors de l'organisme. Dans le côlon, les fibres solubles sont attaquées par les bactéries. Au contact des liquides, ces fibres deviennent visqueuses et favorisent ainsi le glissement des résidus.
    • Le son d'avoine, les légumineuses et les agrumes sont riches en fibres solubles.
    • Les fibres solubles créent un gel visqueux qui stabilise la glycémie et crée un effet de satiété (ex : pour stopper la faim).
    • Les fibres insolubles font généralement partie de l’enveloppe des végétaux. Elles sont moins facilement attaquées par les bactéries et fermentent donc moins bien. Elles fixent l’eau et ont un pouvoir de gonflement très élevé.
      • De nombreux aliments contiennent des fibres insolubles : le son de blé, de nombreux fruits et légumes tels que les choux, de même que les pains et les céréales.
      • Les fibres insolubles gonflent avec l’eau. Elles stimulent ainsi le trafic intestinal et augment le volume des selles, ce qui réduit la constipation.
Eau

L’eau est essentielle à la vie. Notre corps est constitué entre 59 et 62 % d’eau. Immédiatement après l’oxygène de l’air, l’eau s’avère l’élément le plus indispensable à la vie. Nous ne pourrions pas nous passer d’eau plus de trois jours sans affecter gravement nos fonctions vitales.

Aujourd’hui, différents polluants affectent l’eau du robinet (nitrates, pesticides, hormones, résidus de médicaments), ce qui oblige à se poser la question d’utiliser des eaux en bouteilles ou d’installer des filtres pour obtenir une au plus « potable »  au sortir du robinet.

Vitamines et minéraux
  • Présentes en très faible quantité, les vitamines n’en sont pas moins indispensables au fonctionnement du corps humain. Les vitamines sont très fragiles, et sont notamment très vite dégradées par la chaleur (lors de la cuisson). C’est pourquoi il est toujours recommandé de cuisiner à basse température pour préserver les vitamines présentes dans les aliments.
  • Les minéraux sont également indispensables au fonctionnement du corps humain. On distingue :
    • Les minéraux,  présents en quantité importante dans le corps, qui sont :
      • Calcium,
      • Sodium,
      • Magnésium,
      • Phosphore.
      • Les oligo-éléments (les principaux sont : fer, soufre, chlore, fluor, chrome, cobalt, cuivre, iode, lithium, manganèse, sélénium, silice, vanadium, zinc), présents en faibles ou très faibles quantités, mais tout aussi nécessaires que les vitamines.
      • Les métaux lourds (les principaux sont : argent, aluminium, cadmium, mercure, nickel, plomb) ne sont utiles au corps qu’en très petites quantités. Quand ils sont présents dans l’organisme à doses pondérales, ce sont alors des toxiques qu’il faut éliminer (ex : le plomb à forte dose provoque le saturnisme, le mercure est également très toxique quand il est présent en quantité importante). Or et argent sont couramment utilisés comme médicaments en oligosols ou granions, mais les quantités présentes dans ces produits sont très faibles.
    • Beaucoup de compléments alimentaires contiennent des vitamines, minéraux et oligo-éléments qui ont tendance à être en quantité trop faible ou non « bio disponibles » dans l’alimentation moderne, surtout dans les « plats préparés » industriels, ou dans les fruits et légumes issus de l’agriculture intensive (présence d’engrais ou de pesticides, aliments irradiés …).
Enzymes

Les enzymes sont des « catalyseurs », c’est à dire qu’ils accélèrent la vitesse des réactions chimiques dans le corps. Sans les enzymes, la vie serait impossible.

  • Les enzymes sont présents dans la nourriture « vivante », c’est à dire fraiche, crue ou très peu cuite. Il va sans dire que les procédés de conservation tels que l’irradiation détruisent irrémédiablement les enzymes. Il en est de même pour les modes de cuisson tels que le four à micro-ondes.
  • Consommer des produits frais, crus ou peu cuits, apporte au corps des enzymes « prêts à servir », ce qui lui évite d’avoir à en fabriquer (fabriquer des enzymes coûte de l’énergie au corps).


Conclusion

Ce premier chapitre a posé les fondements de l’approche naturopathique de la santé, et a présenté les différentes sources de molécules présentes dans l’alimentation.

Ces fondements sont nécessaires à la compréhension du deuxième chapitre (à paraître bientôt) qui abordera les principes diététiques préconisés par la naturopathie, ainsi que l’utilisation de certains produits vendus en magasins biologiques (produits de soin de la peau, sérum de quinton, argiles, produits de la ruche, « cures de drainage », huiles essentielles …).

 

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