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  1. Homéopathie

L'homéopathie d'après Hahnemann


L’homéopathie est souvent utilisée dans notre pays, en automédication ou lors d’une prescription donnée par un médecin ou un praticien des médecines douces. Chacun ou presque, même s’il n’a pas utilisé personnellement l’homéopathie, associe facilement cette médecine aux « petits granules au goût sucré ». Qu’on y croie ou non, on pense savoir ce qu’est l’homéopathie, et on a presque toujours  une opinion arrêtée sur la question. Les homéopathes eux mêmes, bien souvent « formés » en quelques stages de week-end, n’ont qu’une connaissance très approximative de la doctrine homéopathique. Une telle « connaissance » amène malheureusement des approximations ou des contresens qui nuisent à l’homéopathie, voire la décrédibilisent totalement. Dans un tel contexte de dégénérescence de cette pratique, il peut être salutaire de se pencher sur le texte fondateur de l’homéopathie, « L’organon » de Samuel Hahnemann.

 

L’inventeur de l’homéopathie se nomme en effet Samuel Hahnemann. Il vécut entre le milieu du 18ème siècle et le milieu du 19 ème (né en 1755 à Meissen, en Saxe – mort en 1843 à Paris). Après avoir pratiqué la médecine « classique » de l’époque, Hahnemann s’en détourne, constatant qu’il nuisait plus à ses patients qu’il ne leur faisait du bien (il ne faut pas oublier qu’à l’époque, la médecine ressemblait encore fort à celle du « malade imaginaire » de Molière, et tuait souvent les personnes qu’elle cherchait à soigner).

En 1790, à l'occasion d'un travail de traduction de Lectures de la Matière médicale de William Cullen, Hahnemann n’adhère pas à la thèse de l’auteur sur le mode d’action du Quinquina. Il décide alors de tester l’effet de ce remède sur lui même et découvre alors le  principe de similitude  qui peut se résumer ainsi :

-       « Toute substance provoquant des symptômes chez l’homme sain peut guérir ces mêmes symptômes chez le malade ».

Dans le but de réduire au maximum la toxicité des substances ingérées, Hahnemann dilue alors progressivement les doses et finit par s’apercevoir avec surprise que, à l’aide de dilutions et de dynamisations (« secouages » de la solution diluée) successives, on finit par obtenir des remèdes hautement actifs, bien que ne possédant quasiment plus de la substance initiale. La science moderne démontre d’ailleurs facilement qu’à partir d’environ 15 CH, il n’y a plus du tout de la substance initiale. Le but de cet article n’étant pas de décrire les modes d’actions possibles de l’homéopathie (très probablement vibratoires et ondulatoires), nous n’entreront pas plus loin dans ce propos.

En 1810 paraît l’édition princeps de « L’Organon de l’art rationnel de guérir ». Cette première édition sera suivie de cinq autres publiées du vivant d’Hahnemann (1819, 1824 , 1829,  1833), ainsi que d’une sixième édition posthume qui eut un destin particulier. En effet, le manuscrit de la 6ème édition fut conservé par sa veuve, et ne fut pas publiée dans les années qui suivirent la mort de Hahnemann. C’est seulement en 1920 (soit 80 ans après sa mort) que ce manuscrit fut racheté par Richard Haehl à la famille Bönninghausen qui le possédait (Bönninghausen était un disciple de Hahnnemann, brillant homéopathe lui-même). Haehl traduisit le manuscrit en anglais, et en 1921 parut enfin la 6ème édition de l’Organon, laquelle possédait quelques remarquables ajouts, dont l’introduction d’une nouvelle méthode de dynamisation des remèdes. Dans les 80 années qui s’étaient écoulés depuis la mort d’Hahnemann, de nombreux ouvrages avaient été écrits sur l’homéopathie, tous basés sur la la 5ème édition de l’Organon. Ceci explique que certains principes ajoutés dans la 6ème édition ne soient pas toujours connus, même des homéopathes actuels.

 

Entrons maintenant dans le vif du sujet, et laissons Hahnemann lui-même introduire sa doctrine dans les premiers paragraphes de  « L’Organon de l’art rationnel de guérir ». (Note : Le texte qui suit est issu de la 5ème édition de l’Organon publié par l’ ÉCOLE BELGE D'HOMŒOPATHIE dans son édition de 1984).

 

 

§ 1.

La première, l'unique vocation du médecin est de rendre la santé aux personnes malades ; c'est ce qu'on appelle guérir. (1)

 

(1) Sa mission n'est pas, comme l'ont cru tant de médecins qui ont perdu leur temps et leurs forces à courir après la célébrité, de forger des systèmes en combinant ensemble des idées creuses et des hypothèses sur l'essence intime de la vie et la production des maladies dans l'intérieur invisible du corps, ou de chercher incessamment à expliquer les phénomènes morbides et leur cause prochaine, qui nous restera toujours cachée, en noyant le tout dans un fatras d'abstractions inintelligibles, dont la pompe dogmatique en impose aux ignorants, tandis que les malades soupirent en vain après des secours. Nous avons assez de ces savantes rêveries, qu'on appelle médecine théorique, et pour lesquelles on a même institué des chaires spéciales. Il est temps que tous ceux qui se disent médecins cessent enfin de tromper les pauvres humains par des paroles vides de sens, et qu'ils commencent à agir, c'est-à-dire à soulager et guérir réellement les malades.

 

§ 2. 

Le beau idéal (1) de la guérison consiste à rétablir la santé d'une manière prompte, douce et durable, à enlever et détruire la maladie tout entière, par la voie la plus courte, la plus sûre et la moins nuisible, en procédant d'après des inductions faciles à saisir.

 

(1) Le beau (n. m.) idéal (adj.) : l'idéal le plus parfait sens vieilli (Note de l'éditeur.)

 

§ 3.

Quand le médecin aperçoit nettement ce qui est à guérir dans les maladies, c'est-à-dire dans chaque cas morbide individuel (connaissance de la maladie, indication) ; lorsqu'il a une notion précise de ce qui est curatif dans les médicaments, c'est-à-dire dans chaque médicament en particulier (connaissance des vertus médicinales) ; lorsque, guidé par des raisons évidentes, il sait choisir la substance que son action rend le plus appropriée à chaque cas (choix du médicament), adopter pour elle le mode de préparation qui convient le mieux, estimer la quantité à laquelle on doit l'administrer, et juger du moment où cette dose demande à être répétée, en un mot, faire de ce qu'il y a de curatif dans les médicaments à ce qu'il y a d'indubitablement malade chez le sujet une application telle que la guérison doive s'ensuivre ; quand enfin, dans chaque cas spécial, il connait les obstacles au retour de la santé, et sait les écarter pour que le rétablissement soit durable, alors seulement il agit d'une manière rationnelle et conforme au but qu'il se propose d'atteindre, alors seulement il mérite le titre de vrai médecin.

 

§ 4.

Le médecin est en même temps conservateur de la santé, quand il connaît les choses qui la dérangent, qui produisent et entretiennent les maladies, et qu'il sait les écarter de l'homme bien portant.

 

§ 5. 

Lorsqu'il s'agit d'effectuer une guérison, le médecin s'aide de tout ce qu'il peut apprendre par rapport, soit à la cause occasionnelle la plus vraisemblable de la maladie aiguë, soit aux principales phases de la maladie chronique, qui lui permettent de trouver la cause fondamentale de celle-ci, due la plupart du temps à un miasme chronique. Dans les recherches de ce genre, on doit avoir égard à la constitution physique du malade, surtout s'il est question d'une affection chronique, à la tournure de son esprit et de son caractère, à ses occupations, à son genre de vie, à ses habitudes, à ses relations sociales et domestiques, à son âge, à son sexe, etc.

 

§ 6.

De quelque perspicacité qu'il puisse être doué, l'observateur exempt de préjugés, celui qui connaît la futilité des spéculations métaphysiques auxquelles l'expérience ne prête pas d'appui, n'aperçoit dans chaque maladie individuelle que des modifications accessibles aux sens de l'état du corps et de l'âme, des signes de maladie, des accidents, des symptômes, c'est-à-dire des déviations du précédent état de santé, qui sont senties par le malade lui-même, remarquées par les personnes dont il se trouve entouré, et observées par le médecin. L'ensemble de ces signes appréciables représente la maladie dans toute son étendue, c'est-à-dire qu'il en constitue la forme véritable, la seule que l'on puisse concevoir (1).

 

(1) Je ne comprends pas comment il a pu se faire qu'au lit du malade, sans observer avec soin les symptômes et diriger le traitement en conséquence, on ait imaginé qu'il ne fallait chercher et qu'on ne saurait trouver ce qu'une maladie offre à guérir que dans l'intérieur de l'organisme, qui est inaccessible à nos regards. Je ne conçois pas qu'on ait eu la ridicule prétention de reconnaître le changement survenu dans cet intérieur invisible, sans avoir égard aux symptômes, de le ramener aux conditions de l'ordre normal par des médicaments (inconnus !), et de présenter cette méthode comme la seule qui soit fondée et rationnelle.

Ce qui se manifeste aux sens par les symptômes n'est-il donc pas la maladie elle-même pour le médecin, puisqu'on ne peut jamais voir l'être incorporel, la force vitale, qui crée cette maladie, qu'on n'a jamais besoin de l'apercevoir, et que l'intuition de ses effets morbides suffit pour mettre en état de guérir ? Que veut donc de plus l'ancienne école avec cette prima causa (2) qu'elle va chercher dans l'intérieur soustrait à nos regards, tandis qu'elle dédaigne le côté sensible et appréciable de la maladie, c'est-à-dire les symptômes, qui nous parlent un langage si clair ? Le médecin qui s'amuse à rechercher des choses cachées dans l'intérieur de l'organisme, peut se tromper tous les jours. Mais l'homœopathiste, en traçant avec soin le tableau fidèle du groupe entier des symptômes, se procure un guide sur lequel il peut compter, et quand il est parvenu à éloigner la totalité des symptômes, il a sûrement aussi détruit la cause interne et cachée de la maladie. (RAU, loc. cit., p. 103.)

 

(2) Orig. : prima causa morbi (Note de l'éditeur.)

 

§ 7. 

Comme, dans une maladie à l'égard de laquelle il ne se présente point à écarter de cause qui manifestement l'occasionne ou l'entretienne (causa occasionalis) (1), on ne peut apercevoir autre chose que les symptômes, il faut aussi, tout en ayant égard à la présence possible d'un miasme et aux circonstances accessoires (V. 5), que les symptômes seuls servent de guide dans le choix des moyens propres à guérir. L'ensemble des symptômes, cette image réfléchie au dehors de l'essence intérieure de la maladie, c'est-à-dire de l'affection de la force vitale, doit être la principale ou la seule chose par laquelle le mal donne à connaître le médicament dont il a besoin, la seule qui détermine le choix du remède le plus approprié. En un mot, la totalité (2) des symptômes est la principale ou la seule chose dont le médecin doive s'occuper, dans un cas morbide individuel quelconque, la seule qu'il ait à combattre par le pouvoir de son art, afin de guérir la maladie et de la transformer en santé.

 

(1) Il va sans dire que tout médecin qui raisonne commence par écarter la cause occasionnelle ; le mal cesse ordinairement ensuite de lui-même. Ainsi, on éloigne les fleurs trop odorantes qui déterminent la syncope et des accidents hystériques, on extrait de la cornée le corps étranger qui provoque une ophthalmie, on enlève, pour le réappliquer mieux, l'appareil trop serré qui menace de faire tomber un membre en gangrène, on met à découvert et on lie l'artère dont la blessure donne lieu à une hémorragie inquiétante, on cherche à faire rendre par le vomissement les baies de belladonne qui ont pu être avalées, on retire les corps étrangers qui se sont introduits dans les ouvertures du corps (le nez, le pharynx, l'oreille, l'urètre, le rectum, le vagin), on broie la pierre dans la vessie, on ouvre l'anus imperforé du nouveau né, etc.

 

(2) Ne sachant souvent à quel autre expédient recourir, l'ancienne école a plus d'une fois, dans les maladies, cherché à combattre et à supprimer par des médicaments un seul des divers symptômes qu'elles font naître. Cette méthode est connue sous le nom de médecine symptomatique. Elle a excité avec raison le mépris général, non-seulement parce qu'elle ne procure aucun avantage réel, mais encore parce qu'il en résulte beaucoup d'inconvénients. Un seul des symptômes présents n'est pas plus la maladie elle-même, qu'une seule jambe ne constitue l'homme entier. La méthode était d'autant plus mauvaise, qu'en attaquant ainsi un symptôme isolé, on le combattait uniquement par un remède opposé (c'est-à-dire d'une manière énantiopathique et palliative), de sorte qu'après un amendement de courte durée, on le voyait reparaître plus grave que par le passé. 

 

 

§ 8.

On ne saurait concevoir ni prouver par aucune expérience au monde, qu'après l'extinction de tous les symptômes de la maladie et de tout l'ensemble des accidents perceptibles, il reste ou puisse rester autre chose que la santé, et que le changement morbide qui s'était opéré dans l'intérieur du corps n'ait point été anéanti (1).

 

(1) Quand un homme a été guéri par un véritable médecin, de manière qu'il ne reste plus aucune trace, aucun symptôme de maladie, et que tous les signes de la santé aient reparu d'une manière durable, peut-on supposer, sans offenser l'intelligence humaine, que la maladie entière existe encore dans l'extérieur ? C'est néanmoins là ce que prétend l'un des coryphées de l'ancienne école, Hufeland, lorsqu'il dit que "l'homœopathie peut bien enlever les symptômes, mais que la maladie reste." Agit-il ainsi en dépit des progrès que l'homœopathie fait pour le bonheur du genre humain, ou parce qu'il a encore une idée grossière de la maladie, parce qu'il la considère, non comme une modification dynamique de l'organisme, mais comme une chose matérielle, capable de rester cachée, après la guérison, dans quelque coin de l'intérieur du corps, et d'avoir un jour le caprice de manifester sa présence au milieu même de la santé la plus florissante ? Voilà jusqu'où va encore l'aveuglement de l'ancienne pathologie ! On ne doit pas s'étonner, d'après cela, qu'elle n'ait pu engendrer qu'une thérapeutique dont l'unique but est de balayer le corps du pauvre malade.

 

§ 9. 

Dans l'état de santé, la force vitale (1) qui anime dynamiquement la partie matérielle du corps exerce un pouvoir illimité. Elle entretient toutes les parties de l'organisme dans une admirable harmonie vitale, sous le rapport du sentiment et de l'activité, de manière que l'esprit doué de raison qui réside en nous peut librement employer ces instruments vivants et sains pour atteindre au but élevé de notre existence.

 

(1) Texte original : "force vitale immatérielle". (Note de l'éditeur)

 

§ 10. 

L'organisme matériel, supposé sans force vitale, ne peut ni sentir, ni agir, ni rien faire pour sa propre conservation (1). C'est à l'être immatériel seul qui l'anime dans l'état de santé et de maladie, qu'il doit le sentiment et l'accomplissement de ses fonctions vitales.

 

(1) Il est mort, et dès lors, soumis uniquement à la puissance du monde physique extérieur, il tombe en putréfaction, et se résout en ses éléments chimiques.

 

§ 11.

Quand l'homme tombe malade, cette force immatérielle, (1) active par elle-même (2) et partout présente dans le corps, est au premier abord la seule qui ressente l'influence dynamique de l'agent hostile à la vie. Elle seule, après avoir été désaccordée par cette perception, peut procurer à l'organisme les sensations désagréables qu'il éprouve, et le pousser aux actions insolites que nous appelons maladies. Étant invisible par elle-même et reconnaissable seulement par les effets qu'elle produit dans le corps, cette force n'exprime et ne peut exprimer son désaccord que par une manifestation anormale dans la manière de sentir et d'agir de la portion de l'organisme accessible aux sens de l'observateur et du médecin, par des symptômes de maladie.

 

(1) Texte original : "force vitale immatérielle". (Note de l'éditeur)

 

(2) Texte original : "elle-même (automatique)". (Notes de l'éditeur). 

 

§ 12.

Il n'y a que la force vitale désaccordée qui produise les maladies (1). Les phénomènes morbides accessibles à nos sens expriment donc en même temps tout le changement interne, c'est-à-dire la totalité du désaccord de la puissance intérieure. En un mot, ils mettent la maladie tout entière en évidence. Par conséquent, la guérison, c'est-à-dire la cessation de toute manifestation maladive, la disparition de tous les changements appréciables qui sont incompatibles avec l'état normal de la vie, a pour condition et suppose nécessairement que la force vitale soit rétablie dans son intégrité et l'organisme entier ramené à la santé.

 

(1) Il ne serait d'aucune utilité au médecin de savoir comment la force vitale détermine l'organisme à produire les phénomènes morbides, c'est-à-dire comment elle crée la maladie ; aussi l'ignorera-t-il éternellement. Le maître de la vie n'a rendu accessible à ses sens que ce qu'il lui était nécessaire et suffisant de connaître, dans la maladie, pour en procurer la guérison.

 

 

 

Au vu de ces premiers paragraphes on perçoit déjà, au delà du ton polémique de l’auteur, une grande originalité dans le propos. En particulier, trois aspects fondamentaux de la pensée hahnemanienne transparaissent déjà dans ces premiers paragraphes :

 

1)    L’homéopathie est une médecine vitaliste,  c’est à dire basée sur la force vitale. Hahnemann considère que la santé procède de la force vitale (dynamis) de chaque individu, et que la maladie est un dérèglement de celle-ci. La prise d’un remède homéopathique vise alors à rétablir l’équilibre dans cette force vitale. Alors, la maladie n’y ayant plus sa place, elle disparaîtra naturellement. On est bien là totalement à l’opposé du principe allopathique (le terme « allopathie » a d’ailleurs été inventé par Hahnemann) qui consiste au contraire à s’opposer à l’expression de la maladie (exemple: antipyrétiques pour faire baisser la fièvre, laxatifs en cas de constipation, antibiotiques en cas d’infection bactérienne, etc.).

2)    L’homéopathe se base uniquement sur les symptômes exprimés par le malade, à l’exclusion de toute hypothèse théorique sur le fonctionnement interne du corps. En cela, l’homéopathie diffère radicalement de la médecine moderne, mais aussi des médecines traditionnelles comme les médecines chinoise ou indienne qui décrivent des systèmes énergétiques internes complexes (ex : méridiens en médecine chinoise, « vents » en médecine ayurvédique).

3)    Chaque patient est unique. La combinaison de symptômes qu’il exprime à un moment de son existence lui est propre, et appelle un remède spécifique qui dépend du malade et non de la maladie. L’homéopathie ne connaît pas de remèdes spécifiques à l’angine, ou à l’otite. Là ou un allopathe, ayant posé un diagnostic de maladie, donnera des remèdes propres à combattre cette maladie, l’homéopathe s’appuiera sur la totalité des symptômes significatifs et particuliers au malade (ses habitudes de vie, ses préférences alimentaires, etc.). Ainsi, au lieu de soigner une maladie, l’homéopathe soigne une personne dans sa singularité qui n’est pas réductible aux seuls symptômes de la maladie.

 

 

On voit ainsi qu’en lisant simplement les douze premiers paragraphes de « L’Organon de l’art rationnel de guérir », on peut déjà comprendre l’essence de la pensée de Hahnemann ainsi que les principes fondamentaux de l’homéopathie qu’il a inventé.

 

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